Fils cadet d’une famille de 12 enfants, Almamy Ibrahima Barry (AIB) est né il y a juste 65 ans à Beyla en république de Guinée. Il est fils d’Elhadj Amadou Oury Barry et de Fatoumata Battouly Barry et descend directement de l’Almamy Ibrahima Sambégou dit Karamoko Alpha, père fondateur du Fouta Djallon moderne.
Un économiste de formation, un banquier de métier et un diplomate de carrière ayant porté haut les couleurs de la Guinée, pendant plus de vingt ans , sur la scène financière africaine, en restant le digne représentant du pays dans la haute hiérarchie de la Banque Africaine de Développement (BAD), la plus grande institution financière panafricaine, Almamy Ibrahima Barry est candidat indépendant à la prochaine présidentielle guinéenne prévue le 27 juin 2010 . « Ma candidature est une profession de foi dictée par l’ampleur du désastre que subit mon pays », confie AIB dans un entretien qu’il a accordé à nos confères du journal les ‘’ Afriques ‘’ estimant que les ressources naturelles ne constituent les richesses que si ‘’ elles sont exploitées rationnellement et si les revenus qui en découlent sont utilisés à des fins d’investissement productif’’. Parlant de son secteur prioritaire s’il venait à être élu, il affirme : « un des axes prioritaires de mon projet repose sur l’instauration de la bonne gouvernance. Le secteur minier est prioritaire dans mon plan de relance économique. Il faut savoir que, de tous les secteurs moteurs de croissance, le secteur minier est le plus important », explique AIB avant de poursuivre qu’avec près de 15 millions de tonnes par an, il représente 85 pour cent de recettes d’exportation et 25 pour cent de recettes fiscales
Ses études primaires et secondaires :
*En 1952, Almamy Ibrahima Barry est inscrit à l’Ecole primaire de Bowounloko, puis à celle de Kouroula à Labé. Parallèlement, il suit assidûment les cours coraniques que lui dispense son père, sans doute soucieux de préserver cet enseignement islamique de l’influence de l’école française. Produit de la première promotion lycéenne de la Guinée indépendante, AIB sera orienté au lycée classique et moderne de Labé en 1958, après le Certificat d’Etudes primaires. Après avoir obtenu la première partie du Baccalauréat, il se rendra à Conakry pour la deuxième partie. Mais AIB sera contraint de choisir l’exil, malgré son succès au Concours d’entrée à l’Institut Polytechnique de Conakry, pour, non seulement, échapper aux réformes de l’enseignement révolutionnaire et assurer une formation universellement reconnue. L’exil débutera à Dakar via Bamako où il rencontrera Fatima Diallo, sa future épouse. Parti en 1965, il sera l’un des premiers cadres guinéens exilés à fouler le sol du bercail à la faveur du coup d’Etat du 3 avril 1984 qui a porté l’armé au pouvoir avec à sa tête le Colonel Lansana Conté, à l’époque – décédé le 22décembre dernier au terme de 24 ans de règne-. Très attaché à la terre de ses ancêtres, il milite au sein de l’Association des Etudiants Guinéens en France (AEGF) et de la FEANF dirigé alors par le professeur Alpha Condé, actuel leader du RPG.
Ses études universitaires :
Dakar
A l’Université de Dakar, il décroche le Diplôme d’Etudes Economiques Générales après les études de Sciences économiques sous la houlette du professeur Abdoulaye Wade, actuel président du Sénégal. Pendant ses études, Almamy Ibrahima Barry milite activement au sein de l’Association des étudiants guinéens et de l’Union des étudiants de Dakar (UED, Antigouvernementale). C’est ainsi qu’à la faveur de la grève de 1968, l’UED impose au gouvernement sénégalais d’octroyer des bourses aux étudiants guinéens militants du mouvement protestataire. Et du coup, AIB se retrouve à Grenoble en France pour achever ses études universitaires.
France
A Grenoble, il obtient une licence en Sciences économiques et est, en conséquence , admis à l’Institut d’Administration des Entreprises et Sciences-Po (Institut d’Etudes politiques, section économique et financière). Après avoir soutenu son mémoire de Diplôme d’Etudes Supérieurs (D.E.S) sur l’industrialisation et l’intégration économique en Afrique noire, il entreprend la préparation d’un Doctorat d’Etat sur ‘’ la structure du capital financier en côte d’Ivoire’’, tout en servant d’assistant aux célèbres professeurs tiers-mondistes Christian Palloix et Gérard Debernis à la même université de Grenoble.
Fonctions exercées
Almamy Ibrahima Barry occupera plusieurs postes importants au sein de la Banque africaine de développement (BAD) avec pour résidence à Rabat et à Yaoundé. Il a été, entre autres, directeur régional de la BAD pour l’Afrique du nord avec le statut de chef de mission diplomatique auprès des gouvernements couverts (le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Tunisie, l’Egypte, et le Soudan). AIB a également été directeur régional de la BAD pour l’Afrique centrale avec pour résidence à Yaoundé. A ce titre, il est chef de mission diplomatique auprès des différents gouvernements des pays couverts (Cameroun, Sao Tomé et Principe, Tchad, Guinée Equatoriale, Congo et sur le Zaïre aujourd’hui RDC, l’un des plus gros clients de la BAD en Afrique Centrale). En tant que chef de mission diplomatique auprès du gouvernement éthiopien, il a été représentant de la banque africaine de développement(BAD) à Addis-Abeba auprès de la Commission Economique des Nations Unies pout l’Afrique (CEA), de l’Organisation de l’Unité Africaine et du gouvernement éthiopien. Il sera aussi le chargé de prêts à la Banque Mondiale à Washington…
Ses réalisations pour la Guinée :
Plus haut cadre guinéen à la BAD, il a joué un rôle déterminant entre la Guinée et l’Institution en militant activement et efficacement pour une meilleure contribution de la BAD au développement du pays…Il a aussi joué un rôle déterminant dans le financement des grands projets d’Infrastructures tel que celui du barrage Garafiri. Il sera aussi l’initiateur du choix de la Guinée pour l’implantation du premier bureau national de la BAD.
Sa famille
Père de famille comblé, AIB et sa chère épouse, ont contribué efficacement à l’éducation et la formation de leurs enfants. Marié à la peule et malinké de mère Fatima Diallo, professeur de Littérature française, diplômée de la Sorbonne, depuis 1971, qu’il avait rencontré sur les bancs de l’Université de Dakar, Almamy Ibrahima Barry et sa bien aimée ont eu quatre enfants après 38 ans de mariage. L’aînée, Nènè Aminata, juriste de formation, est fonctionnaire internationale à l’OACI à Montréal. Le second, Khader Yacine est auditeur financier chez Ernst et Young à Londres. La troisième, Anna Battouly, cadre financier à l’Union des Banques Suisses à Paris et le benjamin Boubacar Sidiki est notaire stagiaire à paris.
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