Quelles sont les armes de la défense?
Publié le Tuesday 17 May 2011 à 21h13
A l'audience du tribunal pénal lundi 16 mai 2011, un des avocats du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Benjamin Brafman, a donné une idée de ce qu'allait être sa ligne de défense lorsqu'il a ironisé sur les "inexactitudes" du calendrier de la tentative de viol et de la fuite présumées de son client.
Selon la police et l'accusation, Dominique Strauss-Kahn se trouvait dans une suite luxueuse de l'hôtel Sofitel près de Times Square lorsqu'une femme de chambre est entrée et s'est retrouvée, selon ses dires, agressée sexuellement.
Initialement, la police a dit que cette scène s'était produite vers 13H30 (17H30 GMT), mais les enquêteurs affirment maintenant que les faits se situent autour de midi, une heure et demi plus tôt.
Ensuite, les procureurs affirment que DSK a quitté précipitamment l'hôtel pour se rendre à l'aéroport Kennedy, où il a pris place à bord d'un vol Air France en partance pour Paris.
Un des procureurs, John McConnell, a déclaré lundi au tribunal que des enregistrements de caméras de surveillance des couloirs de l'hôtel montraient un homme "très pressé".
Mais Me Brafman a d'autres versions du scénario. "Il se dépêchait parce qu'il avait un rendez-vous pour déjeuner", a assuré l'avocat, connu pour avoir notamment défendu le rappeur Jay-Z et Michael Jackson.
En promettant de produire en temps voulu le témoignage de la personne avec qui DSK aurait déjeuné, Brafman a assuré par ailleurs que le vol Air France était réservé longtemps à l'avance à cette heure là. "La thèse selon laquelle il a quitté l'hôtel et s'est précipité à l'aéroport, prenant la fuite après un délit, est tout simplement fausse", a-t-il dit.
L'équipe d'avocats qui défend Strauss-Kahn ne semblait pas nerveuse à ce moment là. "La bataille ne fait que commencer", a déclaré Benjamin Brafman aux journalistes hors du tribunal. "Nous sommes convaincus que le cas est défendable", a-t-il ajouté.
(AFP)

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